Le poids des rouges du Sud : pourquoi intégrer sérieusement le Languedoc et le Roussillon ?
Longtemps, la distribution spécialisée a regardé les vins rouges du Languedoc et du Roussillon comme des curiosités périphériques, ou, pire, comme des produits d’appel à prix bas. Cette époque, si elle n’est pas totalement révolue, tend à s’estomper depuis une quinzaine d’années. Les chiffres sont clairs : selon l’Observatoire des Vins du Sud (source : Interprofession des Vins du Languedoc), la part du Languedoc et du Roussillon dans les ventes de rouge en France progresse plus fortement que la moyenne nationale des AOP régionales.
Ce dynamisme, conjugué à une profonde mutation qualitative, offre aujourd’hui aux cavistes une réelle opportunité d’intégrer ces régions comme des piliers structurants de la gamme – pas comme un simple “complément”. Mais réussir cet assemblage dans son offre nécessite méthode, bon sens et une connaissance fine des ressorts économiques, stylistiques et commerciaux propres à ces terroirs.